Quand on croise Rachel Keke dans les couloirs de l’Assemblée nationale, on imagine difficilement qu’elle a passé des années à faire les lits d’un hôtel. Pourtant, c’est cette expérience qui a fait d’elle une figure politique. Aujourd’hui, après un mandat de députée et un retour forcé à l’hôtellerie, elle se retrouve au cœur d’un nouveau conflit social. Ce récit retrace ses multiples vies, de la Côte d’Ivoire à la France, de la lutte syndicale à la députation, jusqu’à son licenciement contesté en 2026.

Naissance : 30 mai 1974 à Abobo, Côte d’Ivoire ·
Mandat de députée : 2022–2024 (Val-de-Marne, 7e circonscription) ·
Profession : Gouvernante d’hôtel et femme politique ·
Nombre d’abonnés Instagram : 65 000 ·
Licenciement en 2026 : Par la société STN (selon Mediapart)

Aperçu rapide

1Faits confirmés
2Ce qui reste incertain
  • Fortune personnelle inconnue
  • Salaire précis en tant que gouvernante non divulgué
  • Vie privée (mari, enfants) non publique
3Signal chronologique
4Et après

Six informations essentielles pour cerner le profil de Rachel Keke.

Élément Valeur
Nom Raïssa Rachel Keke
Date de naissance 30 mai 1974
Lieu de naissance Abobo (Côte d’Ivoire)
Nationalité Française (d’origine ivoirienne)
Profession Gouvernante d’hôtel
Mandat de députée 2022–2024

Qui est Rachel Keke ?

De la Côte d’Ivoire à la France

Gouvernante et militante

  • Avant la politique, elle était femme de chambre puis gouvernante à l’hôtel Ibis Batignolles à Paris (Ouest-France (quotidien régional)).
  • Elle s’est fait connaître en menant la lutte des femmes de chambre pour de meilleures conditions de travail, un conflit social emblématique (Ouest-France).
Le paradoxe

Rachel Keke a bâti sa notoriété politique sur le conflit social des femmes de chambre de l’Ibis Batignolles. Huit ans plus tard, elle se retrouve de nouveau en litige avec le même secteur hôtelier, mais cette fois en tant qu’employée.

Le paradoxe Rachel Keke : l’ancienne meneuse du conflit des femmes de chambre est devenue la salariée attaquée. Sa carrière politique s’est construite sur une grève, mais son retour à l’emploi a déclenché un nouveau conflit, plus discret mais tout aussi symbolique.

Quel est le parcours politique de Rachel Keke ?

Élection en 2022

  • Candidate sous l’étiquette NUPES, elle est élue députée de la 7e circonscription du Val-de-Marne le 22 juin 2022 (Assemblée nationale (institution parlementaire)).
  • Membre de La France insoumise (LFI) (Assemblée nationale).

Mandat à l’Assemblée nationale

  • Son mandat s’est achevé le 9 juin 2024 (NosDéputés.fr (base de données citoyennes)).
  • En 2024, elle s’est portée candidate à la mairie de Chevilly-Larue (Le Figaro (quotidien national)).

L’implication : son passage en politique n’a pas duré, mais il a ancré son image de défenseure des travailleurs précaires. L’échec municipal de 2024 marque un coup d’arrêt sans effacer son capital symbolique.

Combien gagne Rachel Keke ?

Salaire de députée

  • Le salaire mensuel brut d’un député est d’environ 5 700 €, fixé par l’Assemblée nationale (Assemblée nationale (institution parlementaire)).

Revenus en tant que gouvernante

  • Le salaire d’une gouvernante d’hôtel est généralement inférieur, mais aucun montant précis n’est public.
  • Aucune information sur des revenus complémentaires n’est disponible.

Le constat : la transparence financière sur sa situation actuelle reste limitée. Les données publiques s’arrêtent à l’indemnité parlementaire, sans projection sur ses revenus hôteliers.

Que devient Rachel Keke maintenant ?

Retour à l’hôtellerie

  • Après son mandat, elle a été réintégrée comme gouvernante au sein de la société STN, sous-traitante de l’hôtel Ibis Batignolles (Mediapart (journal d’investigation)).
  • Un conflit est né sur les conditions de réintégration : mutation vers un site à plus de 40 km de son domicile (Le Figaro (quotidien national)).

Licenciement et contestation

  • En avril 2026, elle a saisi les prud’hommes de Paris en référé (info.fr (site d’actualité)).
  • Début mai 2026, STN l’a licenciée, selon Mediapart.
  • Rachel Keke a qualifié cette décision de « vengeance » (Mediapart).
Ce qu’il faut surveiller

L’issue du conflit prud’homal pourrait créer un précédent pour les salariés qui, après un mandat politique, retournent dans leur secteur d’origine et se heurtent à des conditions de réintégration contestables. Si la justice donne raison à Rachel Keke, les employeurs devront prouver la légitimité des mutations post-mandat, sous peine de contentieux en série.

Quelles sont les origines et la vie privée de Rachel Keke ?

Origines ivoiriennes

Mari et enfants

  • Aucune information publique confirmée sur son mari ou ses enfants.

Le motif : Rachel Keke a choisi de protéger sa vie privée, ce qui laisse ces zones d’ombre dans les biographies disponibles. Cette discrétion contraste avec la surexposition médiatique de ses combats publics.

Chronologie

  • 30 mai 1974 : Naissance à Abobo, Côte d’Ivoire (NosDéputés.fr).
  • 2000 : Arrivée en France après le coup d’État (Equal Times).
  • 22 juin 2022 : Élue députée de la 7e circonscription du Val-de-Marne (Assemblée nationale).
  • 9 juin 2024 : Fin de mandat à l’Assemblée nationale (Assemblée nationale).
  • 2024 : Candidate à la mairie de Chevilly-Larue (Le Figaro).
  • Avril 2026 : Saisine des prud’hommes (Le Figaro).
  • Mai 2026 : Licenciement par STN (Mediapart).

Ce que l’on sait et ce qui reste flou

Faits confirmés

  • Date et lieu de naissance (NosDéputés.fr)
  • Mandat de députée (Assemblée nationale)
  • Carrière de gouvernante (Ouest-France)
  • Licenciement par STN en mai 2026 (Mediapart)

Ce qui reste incertain

  • Fortune personnelle
  • Salaire précis en tant que gouvernante
  • Mari et enfants

Paroles de protagonistes

« Je considère cette décision comme une vengeance de la part de mon employeur, parce que j’ai osé défendre mes droits. »

— Rachel Keke, citée par Mediapart (journal d’investigation)

« L’accord initial prévoyait une limite de 15 km maximum entre le domicile et le lieu de travail. La mutation à plus de 40 km est une rupture manifeste de cet accord. »

— La France insoumise, dans un communiqué de soutien (La France insoumise (parti politique))

Pour Rachel Keke, l’enjeu du conflit en cours dépasse son cas personnel : il pose la question de la protection des salariés qui, après un mandat électif, retournent dans le secteur privé. Si la justice prud’homale donne raison à l’ancienne députée, cela pourrait contraindre les employeurs à respecter des conditions de réintégration loyales, faute de quoi ils s’exposent à des accusations de discrimination politique. La décision pourrait faire jurisprudence pour tous les élus locaux ou nationaux qui reprennent leur emploi.

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Questions fréquentes

Qui est Rachel Keke ?

Rachel Keke, née le 30 mai 1974 à Abobo (Côte d’Ivoire), est une femme politique française et ancienne gouvernante d’hôtel. Elle a été députée de la 7e circonscription du Val-de-Marne de 2022 à 2024 sous l’étiquette NUPES.

Quel âge a Rachel Keke ?

Elle est née le 30 mai 1974, ce qui lui donne 52 ans en 2026.

D’où vient Rachel Keke ?

Elle est originaire d’Abobo, en Côte d’Ivoire, et est arrivée en France à l’âge de 26 ans.

Quelle est la profession de Rachel Keke ?

Elle est gouvernante d’hôtel de métier, et a exercé cette profession après son mandat de députée.

Quel a été le mandat de Rachel Keke à l’Assemblée nationale ?

Elle a été députée de la 7e circonscription du Val-de-Marne du 22 juin 2022 au 9 juin 2024, membre de La France insoumise.

Pourquoi Rachel Keke a-t-elle été licenciée ?

Selon Mediapart, elle a été licenciée en mai 2026 par la société STN après un conflit sur les conditions de sa réintégration post-mandat, notamment une mutation jugée abusive vers un site à plus de 40 km de son domicile.

Rachel Keke est-elle toujours engagée en politique ?

Elle s’est portée candidate à la mairie de Chevilly-Larue en 2024 et bénéficie du soutien de La France insoumise dans son conflit prud’homal, mais elle n’exerce plus de mandat électif.